L’obsidienne du masque s’était ternie. Sa surface, dans les temps anciens lisse et symbolique brillante, révélait à l'heure actuelle de fines veines opaques, par exemple si la diamant elle-même avait absorbé extrêmement de fréquents dissemblables. Alondra, assise à même le sol de sa petite domicile, sentait que un lien fragile entre le vent et les visions nécessitait un nouvel accord. Depuis huit ou 9 jours, les réponses envoyées dans le contexte de sa voyance en sms étaient moins diverses, plus retenues, attentivement choisies. Le spectre n’était plus un guide naturel, mais un champ traversé d’interférences. Elle développa un accoutumance de clarification. Avant d'inclure les voilages, elle ouvrait toutes les fenêtres, donnant les vents s’engouffrer simplement dans la maison. L’air devait circuler, rejeter au loin les résidus des séculaires messages, débiter les empreintes de présages dureté absorbées. Une fois la parure emplie de silence en mouvement, elle s’asseyait au coeur et plaçait l'obscur sur son visage. Ce n’est qu’à ce moment, si le vent redevenait fluide, qu’elle acceptait de pouvoir lire un neuf message. La voyance sms redevint alors plus précise, plus nuancée. Les souffles revenaient avec des modulations légères. Des timbres reconnaissables se reformaient. Elle réapprit à se plaire les voix vraies, celle qui portaient la précision d’une photo claire. Elles ne venaient jamais dans le scandale, mais dans une poussée fine, presque indisctinct, entre deux rafales. Elle gardait les justifications courtes, concentrées, sans tournant. Sa voyance sms était un murmure qu’elle procurait sans emphase, de façon identique à un pensée soufflé dans l’ombre d’une décision. Le masque réagissait à sa prudence. Les veines s’estompaient, la surface retrouvait un brillance discret. Alondra avait compris que le vent n’était pas un oracle à passer sous silence, mais un flux qui vit, partant, assez souvent traversé d’autres souhaits. Le masque d’obsidienne était un filtre tant sur le plan qu’un canal. Il ne révélait que ce que la portante était prête à accueillir. Les signaux qu’elle envoyait retrouvaient leur professionnalisme. Les clients parlaient d’étranges coïncidences, d’intuitions confirmées, de détours évités. La voyance par sms d’Alondra redevenait ce qu’elle avait grandement existé : une écoute attentive des courants immatériels. Et dans tout conscience capté par la gemme, elle savait désormais identifier l’écho fidèle de le futur en mouvement.
